Invitation

Le temps de la transmission



« L’important c’est d’aller voir, c’est de se mettre au pied du mur. » 

Radioscopie de J. Chancel France Inter 1973.



Aujourd’hui, je me mets au pied du mur.  Celui de l’écriture. Celui de la page blanche.  J’entame un récit, celui de l'aventure de la vie de Jacques.

C’est le temps de la transmission.



Je plonge dans l’héritage de ses chansons, de ses films, de ses textes, de ses manuscrits, interviews et lettres.
J’interroge une fois encore tous ces documents rassemblés, conservés parfois depuis plus de soixante ans.



Je retrouve ses mots, cailloux blancs de son itinéraire, et Jacques redevient l’auteur,  l’acteur principal de ce récit. Il parle,  réplique, écrit,  explique, et chante encore.
                             
Pour situer Jacques dans son quotidien écartelé, de nombreux compagnons et compagnes de route témoignent de leurs moments partagés avec lui.



La vie d’un homme ne se réduit pas à quelques lignes. Heureusement!

L’âme de Jacques navigue bien au-delà de ces mots, de ces souvenirs.
 
Son combat ressemblait toujours à celui de la liberté pour les autres et pour lui.
Évitons alors la tentation de réduire l’espace de la vie d’un homme qui s’acharna à l’agrandir à chaque instant. 



Le but de l’artiste en lui  fut d’écrire.

Celui de l’homme fut de vivre.
 
Pour Jacques Brel, pas de réponse toute faite. Seuls ses propres mots importent. Je choisis de vous les transmettre au travers de ce récit  et des multiples fils rouges de sa vie, que Jacques tissait avec passion en une trame complexe, qui se découvre comme autant de pages d’un livre sans fin.

France Brel